TENNIS ROLAND-GARROS 2026 : Quand le tennis devient un engagement

TENNIS ROLAND-GARROS 2026 : Quand le tennis devient un engagement

Cette année, Roland-Garros ne se contente pas d’accueillir les plus grands champions. Le tournoi parisien affirme une ambition claire : faire du sport un vecteur d’inclusion, de solidarité et d’innovation sociale. Dans les allées, sur les courts et jusque dans les hôpitaux, l’édition 2026 déploie une série d’initiatives qui redéfinissent ce que peut être un Grand Chelem moderne : ouvert, humain, et profondément engagé.  Par Khalad

 Roland-Garros vu depuis l’hôpital, quand la technologie ouvre les portes du rêve

Un robot blanc, un écran, et derrière lui, un enfant qui découvre Roland-Garros pour la première fois. Dans les couloirs du stade, un petit robot avance lentement, comme s’il apprivoisait l’atmosphère électrique du tournoi. Sur son écran, un visage apparaît : celui d’un enfant hospitalisé qui, depuis sa chambre, vit Roland-Garros en direct. Grâce à Awabot, la téléprésence devient un passeport vers l’émotion. Du 21 au 23 mai, ces robots permettent à des jeunes éloignés du monde extérieur de visiter les coulisses, d’assister aux entraînements, d’échanger avec les joueurs. À chaque rencontre, les yeux s’illuminent. À chaque sourire, la distance s’efface. Salim Azouzi, d’Awabot, observe la scène avec une douceur contenue. „On ne transporte pas une image, on transporte une présence“, confie-t-il. Dans les allées du stade, les spectateurs s’écartent naturellement pour laisser passer ce visiteur pas comme les autres. Roland-Garros devient alors un lieu où l’on joue, où l’on rêve, et où l’on relie des mondes qui ne se croisent jamais.

Photos : FFT/Roland Garros/Awabot/DR

Manon, ramasseuse de balles en fauteuil : une première qui change tout

Sur le court, elle ne fait pas que ramasser des balles. Elle bouscule les lignes. Manon arrive sur le site avec une détermination qui force le respect. Sélectionnée pour devenir ramasseuse de balles, elle fait partie des deux jeunes en fauteuil intégrés cette année dans l’équipe officielle. Une première historique, mais surtout une victoire personnelle. Sur le court, elle se déplace avec une précision impressionnante. Les gestes sont nets, rapides, parfaitement coordonnés. Les joueurs la saluent, les spectateurs la remarquent. Mais, Manon ne cherche pas la lumière, elle veut simplement faire son travail, comme les autres. „Je veux montrer que ma place est ici“, dit-elle avec un sourire franc. Et, elle y parvient, par son sérieux, par son énergie, par sa présence. Roland-Garros 2026 ne parle pas d’inclusion. Il la vit et Manon en est l’un des symboles les plus inspirants.

Photos : FFT/Roland Garros/Awabot/DR

Solidarité, jeunesse et transmission au cœur du tournoi

Un kit d’activité, un mot doux, un geste simple. Soudain, le tennis dépasse le court. Mercredi 20 mai, dans les espaces réservés aux ramasseurs, l’ambiance est studieuse. Les jeunes volontaires ont mis de côté leurs chasubles pour participer à un atelier solidaire avec l’association L’Envol. Au programme : confectionner des kits d’activité destinés à des enfants hospitalisés. Autour des tables, les mains s’activent. On découpe, on assemble, on écrit des messages. Eva Jobert, coordinatrice de l’association, veille à ce que chacun comprenne le sens du geste. „Ce moment crée un lien entre deux jeunesses qui ne se rencontrent jamais“, explique-t-elle. Puis les enfants invités grâce à la billetterie solidaire arrivent. Les regards se croisent, les sourires se répondent. Les ramasseurs leur montrent les kits, racontent leur rôle, partagent un moment hors du temps. Ici, la solidarité est une action concrète, un échange, une rencontre. Roland-Garros 2026 devient un lieu où l’on joue, mais également où l’on grandit.

Photos : FFT/Roland Garros/Awabot/DR
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