Deux ans après les JO, Paris confirme son attractivité en accueillant l’EWC, compétition créée par l’Arabie Saoudite et suivie par une communauté planétaire de 3,6 milliards de joueurs. Avec Cristiano Ronaldo comme ambassadeur, 2 000 joueurs et 200 clubs représentant plus de 100 pays se réunissent Porte de Versailles pour sept semaines de tournois, relayés par plus de 4 200 streamers. La conférence de lancement s’est tenue à l’Hôtel de Ville, avant que la Seine Musicale ne devienne le théâtre d’une cérémonie d’ouverture spectaculaire.

À 21h précises, le compte à rebours s’est lancé, plongeant la salle dans une ambiance électrique où fans d’esport et amateurs de musique se mêlaient. Une e-athlète virtuelle a traversé les écrans avant d’apparaître sur scène pour remettre un flambeau doré à une Aya Nakamura transformée en reine pharaonique, drapée de bandelettes et entourée de danseuses. À 21h12, la star a livré un titre unique, dans une scénographie mêlant or, bleu profond et effets de pierres en chute, créant une atmosphère quasi cinématographique.
Theodora, alias Miss Kitoko, est ensuite apparue, harnachée comme une chevalière moderne. Elle a interprété son dernier tube avec une intensité rare, avant de s’installer sur une chaise blanche où ont été projetés les visages des champions de l’édition précédente. Le trophée de l’EWC a alors avancé sur scène, officiellement remis en jeu pour cette édition parisienne.
Puis les lumières sont devenues paillettes. DJ Snake a pris les commandes pour un set complet, enchaînant ses plus grands hits. Bras levés, téléphones allumés, flammes réelles jaillissant de la scène : l’ambiance était celle d’un festival en pleine montée. Un moment généreux, fédérateur, qui a transformé la Seine Musicale en dancefloor géant. La cérémonie s’est clôturée sur son départ, avant que Mosimann ne prenne le relais pour prolonger la fête et transformer la salle en véritable boîte de nuit.
Si certains spectateurs ont regretté la brièveté des interventions de certaines stars, l’EWC a réussi son pari : offrir une ouverture spectaculaire, professionnelle et résolument internationale. Avec quatre têtes d’affiche et une mise en scène pensée comme un show total, Paris s’impose cet été comme la capitale mondiale de l’esport. Place désormais aux 2000 joueurs qui s’installent au parc des expositions de la porte de Versailles durant 7 semaines pour une dotation incroyable de 75 millions de dollars.

