Course Sprint : Samedi sous la tempête, Marc Márquez, miraculé du Sprint
La course Sprint s’est déroulée dans des conditions dantesques. Une pluie fine, presque invisible, a transformé la piste andalouse en véritable champ de mines. La piste andalouse est devenue un piège permanent. Parti en pole, Marc Márquez (Ducati) mène brièvement avant d’être piégé par une zone humide au virage 5, dans une hécatombe où chutent aussi Brad Binder (KTM), Álex Márquez (Ducati Gresini) et Enea Bastianini (KTM).
Reparti dernier mais moteur allumé, Marc Márquez entame une remontée fulgurante tandis que Jorge Martín (Aprilia) hérite provisoirement de la tête. La piste reste „mixte“, les slicks deviennent un pari risqué, et les erreurs s’enchaînent, jusqu’à celle de Pecco Bagnaia (Ducati), piégé à l’entrée du stade.
En six tours, Marc Márquez remonte tout le monde et profite d’un élargissement de Jorge Martín pour reprendre les commandes. Il s’impose devant Maverick Viñales (KTM) et Franco Morbidelli (Ducati VR46), avant que la FIM ne confirme sa victoire : aucune aide extérieure, miracle validé.




Course principale : Álex Márquez prend le flambeau
Le lendemain, sous un soleil retrouvé mais sur une piste encore piégeuse, le destin frappe de nouveau. Alors qu’il menait la course principale avec une autorité impressionnante, Marc Márquez chute une seconde fois, laissant s’envoler un doublé qui semblait pourtant à sa portée.
C’est alors son frère cadet, Álex Márquez, qui saisit l’occasion. Parfait au guidon de sa Ducati Gresini, il résiste à la pression, conduit chaque tour avec une maturité nouvelle et s’offre une victoire de prestige à domicile. Un triomphe qui marque un tournant dans sa carrière et dans la dynamique du championnat.
Derrière Álex Márquez, la hiérarchie du championnat se dessine avec netteté. Marco Bezzecchi (Aprilia) 2e, le leader du championnat confirme sa maturité et la compétitivité de l’Aprilia RS‑GP 26, désormais la machine à battre. Son compatriote Fabio Di Giannantonio (Ducati VR46), 3ᵉ, une performance propre et maîtrisée qui complète un podium dominé par les machines italiennes.
Le public français a vibré grâce à Johann Zarco ( Honda LCR). Parti en première ligne, le pilote LCR Honda signe une superbe 7ᵉ place, meilleur résultat de Honda cette saison. Une performance qui confirme son rôle central dans un projet encore fragile. À l’inverse, Fabio Quartararo (Yamaha) vit un nouveau dimanche difficile. Jamais dans le rythme, pénalisé par une Yamaha en souffrance sur les pistes à faible adhérence, il termine 14ᵉ, loin des ambitions qui étaient les siennes il y a encore deux saisons.
À l’issue de Jerez, l’équilibre des forces évolue. Jorge Martín, 4ᵉ de la course, reste en embuscade à 11 points de Marco Bezzecchi. Le grand perdant du week‑end est Pecco Bagnaia (Ducati), dont l’abandon pèse lourd dans la course au titre.
Jerez 2026 a marqué la fin de l’hégémonie absolue de Ducati. Si Álex Márquez s’impose, c’est bien la régularité d’Aprilia et la gestion de course de Marco Bezzecchi qui envoient un signal fort à Borgo Panigale, le titre n’est plus une garantie.