Paris-Versailles demeure l’un des rendez-vous les plus prisés des coureurs franciliens. Créée en 1976, l’épreuve a conservé son identité au fil des décennies : un départ au pied de la tour Eiffel, un parcours exigeant de 16,2 kilomètres et une arrivée dans la ville royale de Versailles. La recette ne change pas et continue de séduire. Avec un peloton composé majoritairement de franciliens, la course s’impose chaque année comme l’un des grands classiques de la rentrée sportive.
Pour sa première apparition sur la „Classique“, Baptiste Jard n’a pas manqué son rendez-vous. Le licencié du Décines Meyzieu Athlétisme s’est imposé en 49 min 05 s, réalisant le meilleur chrono enregistré sur l’épreuve depuis dix ans. Bien placé dès les premiers kilomètres, il a fait la différence après la côte des Gardes avant de creuser progressivement l’écart jusqu’à Versailles. Il devance Igor Bougnot (49 min 53 s) et Clément Bruchon (51 min 38 s).
Chez les femmes, Mélody Julien a une nouvelle fois démontré qu’elle était la référence de l’épreuve. Déjà victorieuse en 2024 et 2025, la championne castraise s’est offert un troisième succès consécutif en 55 min 58 s, devenant la première coureuse française à réaliser un tel triplé sur Paris-Versailles. Derrière elle, la francilienne Anaïs Quemener, qui confirme son retour au premier plan avec une excellente deuxième place en 56 min 42 s, tandis que Zoé Marquès renoue avec le podium.
Comme chaque année, la célèbre côte des Gardes a constitué le moment clé de la course. Longue de près de deux kilomètres avec une pente moyenne de 7 %, elle reste le principal juge de paix de l’épreuve. C’est dans cette ascension mythique que se dessinent souvent les écarts décisifs, avant une seconde partie plus roulante à travers la forêt de Meudon, Vélizy et Viroflay, puis le final en faux plat vers le château de Versailles. Près de cinquante ans après sa création, Paris-Versailles continue ainsi d’offrir la même promesse : une course exigeante, populaire et profondément ancrée dans le patrimoine sportif francilien.