En dix ans, l’Adidas 10K Paris est passé du statut de course prometteuse à celui de plus grand 10 km d’Europe. Ce matin, 44 000 coureurs ont déferlé depuis le Trocadéro, longeant les quais, traversant les artères mythiques, Louvre, Concorde, Opéra, Madeleine, avant une arrivée majestueuse sur l’avenue Foch, au pied de l’Arc de Triomphe. Un parcours carte postale, un public nombreux, et une parité presque atteinte : 48 % de femmes, un tournant historique pour le running français.
Suspendu deux ans, attendu, scruté, parfois jugé, Mehdi Frère a répondu de la plus belle manière : par la course et par la victoire. En 28’11’’, il s’impose avec autorité, pulvérise son record personnel et signe le record absolu de l’épreuve. Un retour en forme de renaissance, devant les coureurs djiboutiens Farah Ayeh et Houssein Aden.
Chez les femmes, Margaux Sieracki a rappelé pourquoi son nom est désormais indissociable de ce 10 km. Déjà victorieuse en 2021 et 2024, elle s’offre un nouveau sacre en 31’48’’, devant Manon Trapp et Javote Guéret. Une course maîtrisée, une foulée sûre, une championne en pleine maturité.
66 % des participants couraient l’épreuve pour la première fois. 27 % vivaient leur premier 10 km officiel. Et il en redemande. Le public était encore discret au départ, mais ça n’a pas gâché le plaisir de Liam. Ex-footballeur et fan de trails, il a couru pour le fun, sans pression : „41’57, c’est parfait pour une reprise… et l’ambiance est montée en cours de route !“. Par ailleurs, 2 400 dossards solidaires ont permis de récolter 440 000 € pour 39 associations. Le running n’est plus un sport solitaire : c’est un mouvement, un lieu de rencontre, un espace de liberté. Comme le résume le directeur de l’épreuve : „C’est une course qui marque les esprits.“