Le lieu du défilé reste fidèle à la maison, mais l’ambiance a changé. Ce que l’on appelait l’armée Balmain semble avoir déposé les armes. Les silhouettes s’étirent, se détendent, respirent. Les pantalons bohèmes ouvrent le bal, apportant une fluidité nouvelle. Le mouvement devient le maître mot, et la rigueur laisse place à la fantaisie. Olivier Rousteing parle de « continuité », et non de rupture. Mais cette saison marque un tournant. Le bohème, longtemps relégué aux marges, revient au centre. Et chez Balmain, il prend des airs de luxe discret, de décontraction maîtrisée. Une bohème qui ne fuit pas la ville, mais qui l’habite autrement.
L’accessoire star du défilé ? Une ceinture en corde, nouée à la taille, brute et élégante. Elle structure sans enfermer, évoque les vacances sans tomber dans le folklore. Unique à cette collection, elle incarne le nouveau souffle de Balmain. Les sacs à franges, eux, dansent au rythme des pas. Portés bas, balançant sur la hanche, ils ajoutent du mouvement à chaque silhouette. Et les coquillages, appliqués avec soin sur les robes, les hauts, les sacs, racontent une histoire plus intime : celle d’un rêve d’enfance d’Olivier Rousteing, transformé en trésor couture.
Ce printemps-été 2026, Balmain ne cherche pas à imposer une tendance. Il propose une sensation. Celle d’un soir d’été, d’un corps qui se relâche, d’un vêtement qui accompagne plutôt qu’il contraint. Les volumes sont souples, les matières naturelles, les détails espiègles. Le maître des lieux ne renie rien. Il enrichit. Il explore. Il ouvre une nouvelle voie, plus douce, plus libre, mais toujours précise. Et dans cette collection où le souvenir devient matière, Balmain nous rappelle que la mode peut aussi être un voyage intérieur. Une mue. Un souffle. Un pas de côté.
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