Le samedi, le slopestyle a ouvert le bal. Trois rails, trois sauts, et une ambiance électrique. Birk Ruud, fidèle à lui-même, a posé un run d’une précision chirurgicale. Son switch left triple cork 1440 mute sur le dernier kicker a fait vibrer la montagne entière. Score final : 83,52. Une signature. Une démonstration. Mais derrière lui, un autre récit prenait forme. Henry Sildaru, l’athlète estonien au style fluide comme une rivière de printemps, a décroché la 2ᵉ place du jour et surtout le gros Globe de cristal du Park & Pipe. Le premier de son pays. Une page d’histoire. Chez les femmes, Sarah Hoefflin a offert au public suisse un moment de grâce. À 35 ans, elle a ridé comme si le temps n’avait plus d’emprise sur elle. Derrière, Kirsty Muir, implacable toute la saison, a décroché le Globe général. Une passation de pouvoir, douce et lumineuse.
Le dimanche, le nouveau halfpipe olympique a pris feu. Une structure parfaite, longue de 170 mètres, sculptée comme un rêve de shaper. Les riders japonais ont transformé le slopestyle en démonstration technique, Taiga Hasegawa en tête, envoyant des rotations qui semblaient défier la gravité. Puis est venu le halfpipe. Luke Harrold, le prodige néo-zélandais, a volé au-dessus du coping avec une amplitude dépassant les 6 mètres. Une claque visuelle. Chez les dames, Zoe Atkin a confirmé sa domination totale, décrochant le Globe de la spécialité avec une élégance presque insolente.
Le Corvatsch, c’est aussi le moment où l’on sacre les champions de l’hiver. Les noms qui feront la une des magazines de ride jusqu’à l’automne.
Freeski Slopestyle hommes : Birk Ruud
Freeski Overall hommes : Henry Sildaru
Freeski Overall femmes : Kirsty Muir
Snowboard Slopestyle hommes : Taiga Hasegawa
Snowboard Overall femmes : Zoi Sadowski-Synnott
Et dans les classements par nations, le Canada a dominé la saison, porté par une régularité impressionnante.
Kobi Würsch, le maître shaper du Corvatsch Park, a encore frappé fort. Rails créatifs, kickers massifs, transitions parfaites. Le matin, la neige filait comme une lame. L’après-midi, elle devenait douce, presque joueuse. Le terrain rêvé pour envoyer, tenter, oser. Autour, les DJ faisaient vibrer les terrasses, les riders s’offraient des sunset sessions, et la montagne semblait sourire.
Quand les remontées mécaniques se sont arrêtées, un silence doux a enveloppé Silvaplana. Les athlètes ont rangé leurs skis, leurs boards, leurs rêves. Mais chacun savait que quelque chose venait de se passer. Que le niveau avait encore grimpé. Que la nouvelle génération frappait déjà à la porte. Le Corvatsch Park & Pipe Finals n’est pas seulement une compétition. C’est un rituel. Une célébration. Une manière de dire au monde que le freestyle n’a pas fini de grandir. L’hiver s’en va, la légende, elle, reste.
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