FASHIONWEEK DE PARIS DÉFILÉ YVES ST LAURENT AUTOMNE/HIVER 2026 : Minuit sur verre, Anthony Vaccarello sculpte la nuit

FASHIONWEEK DE PARIS DÉFILÉ YVES ST LAURENT AUTOMNE/HIVER 2026 : Minuit sur verre, Anthony Vaccarello sculpte la nuit

Dans une résidence moderniste entièrement vitrée, face à une Tour Eiffel qui semblait respirer avec les silhouettes, Saint Laurent a dévoilé un hiver 2026 hypnotique. Anthony Vaccarello y a mêlé smoking affûté, dentelle nocturne et fourrures théâtrales, dans une mise en scène où chaque look semblait glisser entre ombre et lumière. Par Khalad

Photos ; Ysl/Getty Images/DR

Une maison de verre, un théâtre silencieux

Le lieu ressemblait à un rêve géométrique. Une résidence moderniste, transparente du sol au plafond, ouverte sur Paris comme une boîte de nuit immobile. Au centre, une réplique monumentale d’un buste ayant appartenu à Yves Saint Laurent veillait sur le défilé, comme un fantôme bienveillant. Dans ce décor presque cinématographique, les silhouettes avançaient avec une lenteur calculée. Kate Moss, François Arnaud, Rosé… le premier rang brillait, mais c’est la nuit elle-même qui semblait tenir le rôle principal.

Le smoking, comme une caresse de pouvoir

Anthony Vaccarello a revisité le smoking avec une précision presque sensuelle. Des costumes à un ou deux boutons, coupés comme des murmures, portés avec de longues boucles d’oreilles en cristal et un rouge à lèvres profond. Rien de superflu. Juste une ligne nette, une épaule affirmée, une aura. Ces smokings décontractés, portés à même la peau ou presque, jouaient sur une frontière délicate entre masculin et féminin. Une tension douce, un équilibre fragile, une élégance qui ne force rien.

Photos ; Ysl/Getty Images/DR

La dentelle, souffle nocturne

Puis la lumière changeait, et la dentelle prenait le relais. Transparente, mouvante, presque liquide. Jupes crayon superposées à des bodys fins, robes longues qui laissaient deviner la peau comme un secret. Le styliste maison parle d‘„élégance nocturne“. On y voyait plutôt une femme qui marche dans la nuit comme dans un parfum. La dentelle n’était pas là pour séduire. Elle était là pour révéler. Une sensualité calme, sans arrogance, presque méditative.

Les années 80, en ombres portées

Les manteaux de fourrure arrivaient comme des apparitions. Volumineux, imposants, taille basse, manches amples. Ils semblaient flotter autour des corps, contrebalançant la rigueur des smokings et la fragilité de la dentelle. Une touche de théâtre, un souvenir des années 80, mais adouci, filtré, presque spectral. Ces manteaux n’étaient pas des pièces à superposer. Ils étaient des personnages.

Photos ; Ysl/Getty Images/DR

Les accessoires, éclats de nuit

Chez Saint Laurent, l’accessoire n’est jamais un détail. Lunettes métalliques, ceintures brillantes, boucles d’oreilles en cristal… mais surtout ces broches massives, serties de pierres, utilisées comme des fermoirs précieux pour retenir une veste en dentelle. Un geste vintage, réinventé. Une étoile sur un vêtement. On sentait déjà leur destin : devenir l’obsession de l’automne.

Une nuit signée Anthony Vaccarello

Ce défilé n’était pas seulement une collection. C’était une atmosphère. Une nuit lente, élégante, tendue, où chaque silhouette semblait raconter une histoire de désir retenu. Saint Laurent confirme sa place au centre de l’air du temps, avec une vision du sexy qui ne crie jamais, mais qui marque.

Photos ; Ysl/Getty Images/DR

 

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