Le décor donne le ton : un voyage à travers les siècles, une conversation entre les styles. Et les vêtements suivent. Nicolas Ghesquière propose une collection printemps-été 2026 qui célèbre la sphère privée, non pas comme refuge, mais comme scène. Fini le pyjama de télétravail, place à l’élégance du mardi après-midi sans rendez-vous. La voix de Cate Blanchett, absente mais omniprésente, résonne dans l’espace. Elle récite en spoken word « This Must Be the Place » des Talking Heads, comme une incantation douce. La maison, c’est là où l’on se sent soi. Et chez Louis Vuitton, on s’y sent bien habillé.
La collection s’ouvre sur des tons neutres, des manteaux longs façon robes de chambre, des coupes amples et affaissées, comme sorties d’un rêve. Puis viennent les bleus tendres, les roses barbe à papa, les soies légères et les détails fantasques, cols de fourrure, glands multicolores, clins d’œil à l’extravagance domestique. Chaque pièce semble emprunter à une époque différente, comme si Ghesquière avait fouillé les armoires de trois siècles pour recomposer une garde-robe de l’intime. Les silhouettes sont celles de princesses modernes, un peu ennuyées, un peu rêveuses, mais toujours prêtes à briller, même sans sortir.
Ce que propose Louis Vuitton, c’est une élégance sans destination. Une mode qui ne dépend pas du regard extérieur, mais du plaisir intérieur. On s’habille pour soi, pour le miroir, pour le canapé. Et dans cette célébration du chez-soi, il y a une forme de résistance. Une manière de dire que le style ne s’arrête pas à la porte. Zendaya, Emma Stone, Lisa, Léa Seydoux, Jaden Smith, tous sont là pour applaudir cette révolution douce. Et dans ce salon réinventé, Nicolas Ghesquière rappelle que la mode peut être un art de vivre. Même en pantoufles. Même sans public.
https://www.youtube.com/live/vK3Jq8AJO5s?si=q5hisGOHLnDIwpIu