La Cour carrée semblait respirer autrement. Jeremy Hindle y avait installé un paysage de mousse et de formes géométriques, comme un fragment de nature réécrit par l’imagination. Un décor qui évoquait autant les vallées du Jura que les mondes virtuels.
Les épaules s’élargissaient, les corsages se superposaient, les volumes sculptaient le corps. Les silhouettes avaient quelque chose de protecteur, presque guerrier, mais toujours élégant. Une armure douce, pensée pour affronter un monde en mouvement. Les matières se répondaient en contrastes maîtrisés : laine et cuir, jacquard froissé et métal, fourrure et franges colorées. Une alchimie de textures qui donnait du relief à chaque pas.
Les carreaux rustiques, les motifs champêtres, les animaux brodés… tout rappelait la campagne, mais filtré par un savoir-faire contemporain. Les boutons minéraux, les talons bois de cerf, le cuir gravé comme du bois ajoutaient une dimension presque artisanale à cette vision futuriste.
Chapeaux de fourrure, lunettes imposantes, sacs sculpturaux… les accessoires devenaient des objets narratifs. Le sac Noé retrouvait ses proportions d’origine, tandis que d’autres modèles évoquaient des cabines miniatures ou des malles réinventées. Le voyage, toujours.
Nicolas Ghesquière signe une collection où la nature n’est pas un décor, mais une force. Une source d’inspiration qui nourrit un futur plus libre, plus audacieux, plus sensible. Une super-nature qui redéfinit le luxe contemporain.
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