Il y a des trajectoires qui ne tiennent qu’à un fil. Celle d’Ousmane Dembélé a longtemps été une danse entre l’éclat et l’ombre. À 28 ans, il soulève le Ballon d’Or 2025, dans un Théâtre du Châtelet suspendu à son sourire. Ce n’est pas seulement une récompense. C’est une revanche. Une réponse à tous ceux qui doutaient, à tous ceux qui l’avaient rangé trop vite dans la case des talents gâchés. 35 buts, 14 passes décisives, une Ligue des champions avec le PSG, et quatre autres titres. Mais au-delà des chiffres, c’est l’homme qui a changé. Le joueur insaisissable est devenu un guide.




Il avait 7 ans quand on a compris qu’il ne jouait pas comme les autres. À Rennes, il faisait déjà tourner les têtes. À Dortmund, il a explosé. Et puis Barcelone. Six ans de hauts et de bas, de blessures, de silences, de frustrations. Même le titre de champion du monde en 2018 n’a pas suffi à faire taire les doutes. Mais Ousmane Dembélé n’a jamais lâché. Il a travaillé, il a souffert, il a mûri. Et quand il est revenu en France, au PSG, il a retrouvé son feu.
Cette saison, il a été partout. À Liverpool, il a frappé. Contre Arsenal, il a dansé. En finale, il a offert. Il n’est plus seulement ce dribbleur fou. Il est devenu un buteur, un passeur, un leader. Il joue pour les autres, avec les autres. Et c’est peut-être ça, le plus beau.



Pendant qu’Ousmane Dembélé écrivait sa renaissance, Aitana Bonmati gravissait les sommets sans jamais redescendre. Trois Ballons d’Or d’affilée. 2023, 2024, 2025. Un exploit que seuls Michel Platini et Lionel Messi ont accompli chez les hommes. Elle a tout gagné, ou presque. Meilleure joueuse de la Ligue des champions, meilleure joueuse de l’Euro, but magique contre l’Allemagne, quelques semaines après une méningite.
Elle a perdu la finale de la Ligue des champions contre Arsenal. Elle a perdu l’Euro contre l’Angleterre. Mais elle n’a jamais perdu son aura. Aitana Bonmati est une meneuse, une stratège, une artiste. Elle joue comme on écrit un poème. Et quand Andrés Iniesta lui remet le trophée, c’est tout un symbole.
Ousmane Dembélé et Aitana Bonmati ne viennent pas du même monde. Lui a dû se reconstruire. Elle a dominé sans relâche. Mais tous deux ont prouvé que le football est une affaire de cœur, de courage, de talent. Ce soir, Paris a vu deux étoiles briller. Et dans les rues, on murmure leurs noms. Ousmane. Aitana. Le roi et la reine.


