Seasons of Media – Arts Ville des visions participatives

Une ville moderne est sujette à des transformations parfois invisibles mais constantes: tous les jours des milliers de flux de données sont produits, collectés et partagés. La ville moderne est verte et socialement inclusive, un espace équipé de technologies numériques qui peut réagir intelligemment aux défis économiques, sociaux et politiques du XXIe siècle.

L’essor de la ville intelligente soulève des questions fondamentales: comment concevons-nous la ville du futur et quelle position y occuponsnous? Comment pouvons-nous influencer le paysage urbain par de nouvelles technologies numériques, des flux de données et des informations? Qu’advient-il de toutes les données collectées par les capteurs et les technologies intelligentes dans nos Smart Cities? Les Seasons of Media Arts proposent aux citoyen·ne·s un espace participatif et démocratique pour examiner ces questions.

Mit dem Projekt Seasons of Media Arts präsentiert das ZKM gemeinsam mit dem Kulturamt der Stadt Karlsruhe und verschiedenen Karlsruher Initiativen ab dem 8. August 2019 Medienkunstinstallationen, die sich über das gesamte Karlsruher Stadtgebiet verteilen. Die ausgestellten interaktiven Installationen, Displays, Augmented- und Virtual-Reality-Arbeiten thematisieren den öffentlichen Zugang zu Daten und befassen sich mit der Entwicklung der Smart City.

Eine zeitgemäße Stadt unterliegt ständigen – wenn auch unsichtbaren – Veränderungen: Täglich werden Tausende von Datenströmen erstellt, erfasst und verteilt: Die moderne Stadt ist grün und sozial inklusiv – ein mit digitalen Technologien ausgestatteter Raum, der intelligent auf wirtschaftliche, soziale und politische Herausforderungen des 21. Jahrhunderts reagieren kann. Der Aufstieg des Phänomens Smart City wirft wichtige Fragen auf: Wie stellen wir uns eine Stadt der Zukunft vor und welche Position nehmen wir in ihr ein? Wie können wir die Stadtlandschaft durch neue, digitale Technologien, Datenströme und Informationen beeinflussen? Was passiert mit all den Daten, die in unseren Smart Cities durch Sensoren und smarte Technologien gesammelt werden? Seasons of Media Arts bieten den BürgerInnen einen demokratisch-partizpativen Raum, in dem sie diesen Fragen begegnen können.

L’art numérique dans la ville pour une autodétermination numérique

Que ce soit dans le jardin du château, sur des écrans dans le tramway, sur le mur du Cube du ZKM ou dans des vitrines de magasins: Seasons of Media Arts présentent des installations d’art numérique les plus variées dans tous les lieux publics imaginables. Les œuvres dispersées dans Karlsruhe questionnent l’univers des données sur un mode artistique et donnent une visibilité à la vision d’une ville intelligente au moyen d’installations interactives, d’écrans et de travaux de réalité virtuelle et augmentée. Les œuvres créent un espace urbain virtuel, qui se distingue par l’interaction et la médiation de savoirs. L’utilisation de nouvelles technologies ne sert pas ici à collecter des données sur les habitant·e·s, mais à rendre transparents les processus de décision politique et à permettre la participation citoyenne. Le but est de mettre en place une ville numérique connectée, qui offre le premier rôle à l’autodétermination numérique des citoyen·ne·s. Les partenaires de coopération engagés dans la conception et la réalisation du projet sont des acteurs clés de la culture et de l’éducation numériques de la ville. Ils mènent une réflexion critique sur les nouvelles technologies et les développent avec les citoyen·ne·s de Karlsruhe dans le sens d’une société ouverte et technologiquement informée. Le projet coopératif est conçu sur un rythme annuel à partir de 2019.

Renforcer la participation numérique

Les Seasons of Media Arts poursuivent le programme de médiation culturelle et d’expérimentation éducative Open Codes du ZKM: les partenaires du projet proposent des cycles d’atelier dans l’espace public urbain, tels que les Citizens Knowledge Lab, l’atelier Code-like-an-artist ou Feinstaubsensoren selbst bauen (Construire son propre capteur de particules fines), qui encouragent la participation numérique des citoyen·ne·s de Karlsruhe. Une singularité: les ateliers se déroulent dans un atelier créatif mobile sur la Friedrichsplatz, baptisé ZKM_Spacecraft. Le Spacecraft_ZKM est une invention de l’Agbogbloshie Makerspace Platform (AMP), originaire du Ghana. Ce projet collaboratif de jeunes relie des savoirfaire pratiques de créateurs du secteur informel à des savoirs techniques d’étudiants et de jeunes experts dans les domaines des sciences naturelles, de la technique, de l’ingénierie, de l’art et des mathématiques. Le Spacecraft_ZKM sur la Friedrichsplatz offre une architecture alternative à l’espace public: des petits vaisseaux spatiaux bons marchés, au développement progressif et aux données en accès libre font fonction de boîte à outils et d’équipement permettant d’aménager l’espace de différentes façons.

Karlsruhe comme lieu de visions participatives

Les œuvres de réalité virtuelle et augmentée ainsi que les installations interactives et les écrans présentent diverses données (de Karlsruhe) sur un mode poétique ou visuel et, en différents endroits de la commune, rendent tangibles des impacts sociaux possibles d’une ville numériquement connectée. Dans le cadre de Seasons of Media Arts, des groupes locaux et des créateurs numériques de rang international coopèrent avec le ZKM pour transformer Karlsruhe en un lieu de visions participatives. Outre des œuvres fixes ou itinérantes, les Seasons of Media Arts proposent de multiples ateliers, conférences, visites guidées et lectures performées dans l’espace public, qui abordent les questions de la participation, de l’urbanisme ou de la gestion des données publiques.

Felipe Castelblanco, The People’s Monument(s), 2017 The People’s Monument(s) veut encourager le développement urbain participatif: il met en lumière la perception de l’espace public et les conditions socioécologiques du développement urbain, en invitant les citoyen·ne·s à faire connaître leurs visions sur ce sujet et à dialoguer entre eux·elles. The People’s Monument(s) comprend, d’une part, une installation publique sur un piédestal. Doté de marqueurs de réalité augmentée, il invite les passant·e·s à découvrir, grâce à la réalité augmentée, des monuments insolites de la ville sur leurs terminaux mobiles à proximité du jardin du château, sans avoir même besoin de télécharger d’appli. D’autre part, le projet comprend des ateliers dans lesquels les participant·e·s sont actifs·ves et développent avec des artistes 3D des idées de nouveaux monuments publics en 3D, qui reflètent leurs visions ou peurs. Les propositions peuvent faire surgir des idées concurrentes ou controversées, refléter diverses opinions politiques ou représenter différents groupes. Le caractère public des projets convie au dialogue, à la compréhension mutuelle et à des débats productifs entre les participant·e·s. Outre le piédestal fixe installé dans le centre-ville, un second piédestal fera des étapes hebdomadaires en divers endroits de la ville.

The People’s Monument(s)
2017
© Felipe Castelblanco

Adam Harvey, Think Privacy, 2016 Un miroir frappé de la sentence: Today’s selfie is tomorrow’s biometric profile (Le selfie d’aujourd’hui est le profil biométrique de demain) invite les passant·e·s à prendre une photo d’eux·elles-mêmes. Simultanément, le projet aussi provocateur que pédagogique d’Adam Harvey attire l’attention sur des problématiques émergentes à notre époque de collecte débordante de données. Selon lui, en effet, nos photos mises en ligne pourraient à l’avenir être détournées à des fins commerciales ou de contrôle social. L’artiste, né aux États-Unis et travaillant à Berlin, s’intéresse depuis 2010 à la sphère privée. Ses projets portent notamment sur le floutage de systèmes de reconnaissance faciale. Il sensibilise ses spectateurs et spectatrices à la problématique de la collecte excessive de données privées, une préoccupation plus que jamais d’actualité à la lumière du scandale de Facebook-Cambridge Analytica.

Daniel Ploeger, Post-Apocalypse Smart City Desert, 2019 La ville intelligente s’est muée en une nouvelle utopie. Des visions d’espaces urbains, surveillés numériquement et sur lesquels on peut naviguer dans leur presque totalité, sont présentées comme une voie de perfectionnement de la vie quotidienne. 4 Juillet 2019 Seasons of Media Arts Ville des visions participatives Durée de l’exposition 08.08–15.09.2019 .En coopération avec Donateurs du ZKM Les vidéos à 360° du Post-Apocalypse Smart City Desert peuvent être captées grâce à un code QR. Ce travail propose un prototype de version alternative de la ville intelligente. Il utilise les technologies numériques non pas pour optimiser des processus mais pour la catastrophique fin du monde. L’artiste pose des marqueurs sur les poubelles de Karlsruhe, des objets utilitaires et quotidiens souvent sous-estimés de l’espace public. En scannant le marqueur, les poubelles sont propulsées dans un espace numérique qui montre des scènes post-apocalyptiques et révèle la matérialité fatale de la consommation et de l’hypertourisme.

Post-Apocalypse Smart City Desert
2019 © Dani Ploege

Peter Weibel, Music Passenger, 2019 L’installation interactive Music Passenger est présentée dans la vitrine de la Musikhaus Schleyle (Kaiserstraße 175) de Karlsruhe. Le moniteur de LED installé dans la vitrine montre du papier à musique numérique, dont les lignes de portée sont des capteurs. Une caméra Kinect invisible capte les passant·e·s et les fait apparaître sur le papier à musique sous forme de silhouette. Une douce musique retentit lorsque le contour de la silhouette effleure les lignes de portée. La condition de cette musique est que la ligne de la silhouette touche le capteur présenté sous forme de lignes de portée et qu’elle active ainsi les échantillons musicaux enregistrés dans l’ordinateur

Mosaic Virus
2018 – fortlaufend
© Anna Ridler

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