RALLYE D’ESPAGNE WRC: Loeb incroyable arbitre de luxe.

Une course aussi fantastique qu’explicable. Incroyable comme c’était unique et irremplaçable, cette victoire de Sébastien Loeb à Salou en Catalogne restera dans l’histoire comme l’un des événements marquants du WRC et certainement l’un des moins attendus. Cela peut donner la chair de poule, même cinq ans plus tard, se rappeler que le succès fait sourire et réjouit les cœurs des fans. Mais comment est-ce arrivé ? Comment un pilote qui ne court pratiquement plus dans la discipline a-t-il réussi à gagner un rallye en offrant un victoire inespérée à un constructeur encore bredouille cette saison Embauché par Citroën Racing pour trois épreuves cette saison, le français Sébastien Loeb, a finalement réussit son come-back avec cette victoire dimanche. En endossant le rôle de „D’Aratagnan“ en Espagne, le nonuple champion de la discipline a arbitré de la plus belles des manières les trois mousquetaires de cette fin de saison épique.

Enfin une victoire Citroën cette saison et c’est le revenant maison qui l’offre sur un plateau. Un soulagement pour la marque française qui essuie les plâtres cette année face à des équipes disposant de duos ou trios de pilotes assez complémentaires. Pour sa dernière pige au sein de cette équipe française,  le champion Sébastien Loeb est surtout venu se faire plaisir sans pour autant vouloir s’immiscer à la bagarre acharnée des trois candidats restants pour le titre mondial 2018. Pourtant, d’emblée, les temps de ses chronos sont dans la lignée des meilleurs, et ce, malgré des difficultés d’adaptation à la voiture et de rythme. Un début de rallye qui partait crescendo pour Sébastien Loeb qui malgré son aura fait preuve de discrétion et d’humilité avec sa Citroën C3 WRC. „Ne pas commettre trop d’erreurs dans des conditions difficiles et surtout rester dans le rythme“ soulignait t’il avant le départ. 

Photos: Fabien Dufour/Hyundai Motorsport/Citroen Racing/Dppi/Toyota/World Media Agency/WRC

Disputée sur terre, la première étape pénalisait les deux leaders du championnat par le balayage des spéciales. Du coup, ils n’avaient pas le rythme des suivants qui sur une trace propre claquaient des temps nettement inférieurs et creusaient des écarts significatifs. À ce jeu-là, c’est l’estonien Ott Tänak(Toyota) qui menait la danse devant le favori catalan Dani Sordo (Hyundai) et le gallois Elfyn Evans (Ford). Les balayeurs Sébastien Ogier (Ford) et plus encore Thierry Neuville (Hyundai) pointaient seulement aux 7e et 9e positions. La deuxième étape, le lendemain se court sur asphalte, mais le temps est capricieux avec de fortes averses épisodiques. Les spécialistes essaient de passer entre les gouttes tant bien que mal, et a ce jeu ce sont les deux Sébastien ainsi que le finlandais Jari Matti Latvala (Toyota) qui s’en sortent le mieux mais pas Ott Tänak qui fut être victime d’une crevaison lors des premières spéciales anéantissant ses espoirs de victoire Autre revirement avec aussi les mésaventures de Dani Sordo (Hyundai) après son début de parcours sans faute. À l’issue de cette journée à la fois pluvieuse et piégeuse c’est le vétéran finlandais Jari-Matti Latvala qui finit en tête devant les deux français avec respectivement seulement 4 secondes sur le pilote Ford et 8 secondes sur le pilote Citroën.

La troisième et dernière étape furent un festival Loeb. Le champion des champions de rallye mettait en exergue sa science du pilotage, sa faculté d’adaptation et son choix de pneumatiques. Un cocktail gagnant en prévision de cette journée sprint qui mettait tout le monde d’accord. Outre sa vélocité, les infortunes des autres lui laissaient le champ libre pour une 79 victoire en rallye. La deuxième place revient pour 2,9 secondes de retard à Sébastien Ogier (Ford) devant son coéquipier chez M-Sport Elfyn Evans.
Avec ce podium, le français Sébastien Ogier (Ford) prend un petit ascendant sur son rival belge Thierry Neuville (Hyundai) en lui reprenant le leadership de… 3 points (204 à 201). Ce dernier fini ce rallye à la quatrième place à cause surtout d’une crevaison en fin de „power stage“ qui lui a coûté la troisième place et quelques points. Dani Sordo (Hyundai) et Ott Tänak (Toyota) complètent le classement final de ce Rallye d’Espagne indécis jusqu’à son terme. Le titre mondial se jouera donc entre Sébastien Ogier, Thierry Neuville et bien sûr Ott Tänak au dernier rallye de la saison en Australie. Attention toutefois au balayage !!

„La 78e n’était pas la dernière… Je ne pensais pas qu’il y aurait une 79e un jour ! Mais elle ne pouvait arriver qu’avec Daniel Elena et Citroën Racing ! Merci à eux, c’est juste incroyable !“ Résume Sébastien Loeb, avant de préciser : „Ça a été une grosse bagarre jusqu’au bout et quand j’ai découvert que j’avais gagné à l’arrivée de la dernière spéciale, c’était une sensation incroyable. Ça fait vraiment plaisir d’avoir réussi à être de nouveau dans le coup après toutes ces années, car mes concurrents ne m’ont pas attendu en chemin et roulent vraiment sur le fil du premier au dernier mètre. Il n’a pas fallu traîner pour reprendre mes marques aussi bien sur la terre vendredi, que sur l’asphalte détrempé d’hier. Aujourd’hui, on a fait un bon coup avec les pneus et ensuite, on a tenu bon, malgré une petite erreur. Sur le moment, vu le déroulement de la course, j’aurais tendance à dire que c’est peut-être ma plus belle victoire, et je suis ravi de l’offrir à l’équipe qui la mérite vraiment ! „

„J’aurais aimé gagner mais je suis content d’avoir inscrit beaucoup de points“ assure Sébastien Ogier qui repasse en tête au championnat.
Selon lui : „C’est toujours mieux d’avoir plus de points : même si je vais ouvrir la route en Australie ; Thierry Neuville devra quand même en marquer plus que moi“

Photos: Fabien Dufour/Hyundai Motorsport/Citroen Racing/Dppi/Toyota/World Media Agency/WRC

WRC 2

Une star en devenir…

Confirmation de la montée en puissance du tout jeune Kalle Rovanperä (Skoda Fabia R5) qui remporte une deuxième victoire d’affilée en WRC 2. Si le tchèque Jan Kopecký sacré champion WRC2 cette saison, également sur Skoda Fabia R5 partait favori sur son terrain de prédilection , il dut batailler ferme pour rester au contact du jeune finlandais de dix-huit ans. Ce dernier a fait preuve d’une intelligence de course avec toujours un bon choix de pneumatiques et une certaine prudence quand il le fallait, chapeau bas !!
A noter le podium du revenant (Champion du Monde des Rallyes 2003), Petter Solberg (Volkswagen Polo R5) qui offre un bon résultat à l’équipe Volkswagen Motorsport au volant de la toute nouvelle Volkswagen Polo R5.

Photos: Fabien Dufour/Hyundai Motorsport/Citroen Racing/Dppi/Toyota/World Media Agency/WRC

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