MOTOGP GRAND-PRIX D’ESPAGNE : La rédemption du champion

Marc Marquez (Honda) fait honneur à son rang en emportant de fort belle manière le Grand Prix d’Espagne MotoGP, disputé sur la piste andalouse de Jerez. Il devance ses compatriotes Alex Rins (Suzuki) et Maverick Viñales,(Yamaha) qui se sont battus pour offrir ce podium 100 % espagnol pour le plus grand bonheur d’une Andalousie en ébullition. Ce premier Grand-Prix de la saison en Europe fut marqué par la performance du français Fabio Quartararo qui devient le plus jeune pilote à décrocher une pôle position en MotoGP en battant le record du tour sur le circuit de Jerez.

Prenant rapidement l’avantage dès son envol devant les jeunes pousses et un étonnant Maverick Viñales, (Yamaha) auteur pour une fois d’un bon départ, le catalan Marc Marquez (Honda) cravache pour essayer d’emblée de creuser l’écart. Les deux Yamaha Petronas, avec Franco Morbidelli devant Fabio Quatararo dans cet ordre, sont les seules qui parviennent à rester dans le sillage de la Honda de tête. On trouve ensuite à quelques longueurs, la Yamaha officielle de Maverick Viñales suivi d’un groupe composé d’Andrea Dovizioso (Ducati), Cal Crutchlow (Honda LCR), Alex Rins (Suzuki) et Danilo Petrucci (Ducati). Le jeune pilote Suzuki pourtant parti de la 9e place sur la grille, force à coup de record du tour et revient progressivement sur l’italien pour de porter une première attaque gagnante avant de subir la puissance de la Ducati dans le bout droit suivant. L’espagnol continue sa pression et finalement réussi à prendre définitivement le meilleur sur son rival transalpin quelques virages plus tard, pour fondre sur son compatriote de Yamaha juste devant lui. La bagarre est belle entre les deux espagnols et c’est Alex Rins qui s’en sort le mieux pour revenir sur les deux Yamaha au loin. À mi-course Marc Márquez cravache devant et commence à prendre un écart significatif sur les jeunes pilotes du team Yamaha Petronas. Bien panneauté et plus rapide que Franco Morbidelli (Yamaha Petronas) le français Fabio Quartararo, passe son coéquipier avec autorité et part en chasse dans un rythme assez élevé pour se mettre à l’abri d’une remontée d’Alex Rins déjà au contact.

Photos: MtotoGP/Yamaha/Hpnda/Ducati/Khaled

Fabio Quartararo „chat noir“

Mais un tour plus tard, tout bascule pour le jeune niçois auteur de la pole position, qui sans brûler les étapes faisait une course intelligente en gardant le vainqueur sortant dans sa ligne de mire. Soudainement, tous les pilotes derrière lui le passent sans coup férir. Sa Yamaha n’avance plus, un problème de sélecteur vient enrayer sa belle prestation du week-end en le contraignant irrémédiablement à l’abandon. Son coéquipier se fait lui doubler par Alex Rins (Suzuki) et par presque tout le groupe, sa cadence est moins bonne dans la deuxième partie de course. Quant à Valentino Rossi (Yamaha), le réveil est venu dans les huit derniers tours, après avoir lutter non sans mal pour dépasser l’australien Jack Miller (Ducati Pramac); il prend l’avantage sur le britannique Cal Crutchlow (Honda LCR) et quelques virages plus tard sur Franco Morbdelli (Yamaha Petronas). Les deux motos italiennes étaient hors de portée devant, dommage. Le champion du monde se dirige vers sa troisième victoire ici à Jerez sans problème devant un excellent Alex Rins (Suzuki) et Maverick Viñales (Yamaha) qui a du s’employer pour résister aux deux pilotes Ducati, Andrea Dovizioso et Danilo Petrucci collés à ses basques.

Photos: MtotoGP/Yamaha/Hpnda/Ducati/Khaled

Derrière tous ces pilotes; Valentino Rossi (Yamaha) sauve les meubles en prenant une belle 6e place devant Franco Morbidelli (Yamaha Petronas) et les trois Honda de Cal Crutchlow, Takaaki Nakagami et du pilote de développement wild-card Stefan Bradl. Ensuite, Aleix Espargaró (Aprilia), rescapé d’un accrochage avec Jack Miller, suit devant Jorge Lorenzo (Honda), auteur d’une course à la fois insipide et anonyme eu égard à son rang. Les KTM laborieuses, Pol Espargaró devant Johann Zarco sont à leur place, tandis que Tito Rabat (Ducati Avintia) ferme la marche.
Après avoir grillé un joker aux Etats-Unis, Marc Marquez peut savourer cette victoire qui ne souffre d’aucune contestation. Sa capacité de rebondir après un échec est sans doute la marque des grands champions. L’occasion était trop belle pour le pilote Honda de prendre la tête du classement et de dépasser son rival Andrea Dovizioso pour la course au titre, lequel doit se contenter désormais de la 3e place derrière Alex Rins, mais devant Valentino Rossi.

 

Photos: MtotoGP/Yamaha/Hpnda/Ducati/Khaled

„C’était plus difficile mentalement que physiquement“, a reconnu Marc Marquez à l’arrivée en faisant allusion à ses déboires de la course précédente. „Je voulais prendre la tête dès le départ parce qu’ainsi, je montre à mes adversaires que même si j’ai chuté à Austin, la confiance est toujours là“.

 

„Cela nous a coûté cher, mais on a montré qu’on pouvait être là et je suis content de pouvoir me battre avec les hommes de tête“, dit le jeune poleman réaliste. En ajoutant : je n’ai aucune pression avant la prochaine épreuve devant son public en France dans quinze jours.“

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