Marathon de Paris 2018 : Le kényan Paul Lonyangata garde son bien

À 31 ans, Paul Lonyangata peut s’enorgueillir d’avoir réussi sur la route La course parfaite, alors que la chaleur a progressivement obligé les organismes à fournir de plus amples efforts, le kényan a suivi à la lettre le plan de route établi. Au terme d’une course régulière grâce aux athlètes chargés du train avec un semi-marathon atteint en 1 h 03 min 01 sec, il était cependant en deçà des plus ambitieux objectifs qu’il s’était fixés mais Paul Lonyangata a affiché une grande forme physique et une vitesse supérieure. Alors, tout en contrôle, dans les derniers mètres sa fraîcheur l’a logiquement avantagée pour exploser le petit groupe qui l’accompagnait jusque-là. À l’arrivée, le Kényan (2h06:25) devancé, ses compatriotes Mathew Kisorio (2h06:36) et le jeune Ernest Ngeno (2h06:41), un podium 100% kényan.

Kenya’stories

Chez les femmes, la victoire est revenue à la kényane 29 ans Besty Saina ( 2:22:56 ) devant sa compatriote Ruth Chepngetich (2h22:59), et l’Éthiopienne Gulume Chala (2h23:06). La lauréate Besty Saina a enfin accroché un marathon à son palmarès, elle qui restait sur deux échecs (abandon) sur 42,195 km à Tokyo et à New-York. Bonne athlète sur 10 000 m, elle commence cependant à apprécier les plus  longues distances, à suivre…

En avançant le départ des féminines Élites de 16 minutes et 26 secondes (différentiel entre les meilleurs chronos masculin et féminin du plateau réalisés sur le Marathon de Paris en 2017) les organisateurs autorisaient un suspense pour savoir si un homme ou une femme allait franchir la ligne en premier ou groupés. Ce départ décalé a eu raison des femmes avec une jonction après le km 40 mais c’était judicieux

Photos: ASO et Khaled Benzin

À 25 ans, Paul Lonyangata remporte le 4ème marathon de sa carrière. Un doublé à Paris avec les marathons de Lisbonne et Shanghai, son jeune palmarès pourrait bientôt s’étoffer car en forme (tendons assez fragiles), il est très fort avec de surcroît une bonne intelligence de course. Les épreuves majeurs comme Londres, Berlin ou New-York devrait sans doute le consacrer dans les années futures.

Photos: ASO et Khaled Benzin

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