FASHIONWEEK HAUTE COUTURE DE PARIS DÉFILÉ BALMAIN: Expériences néo-futuriste

La collection Haute Couture 2019 de Balmain, la première d’Olivier Rousteing pour la marque de luxe, était légèresurréaliste et presque irisée. Fidèle à la palette qu’il privilégiait la saison dernière, la vision de Rousteing pour Balmain est noire, blanche et très graphique. Pivot central de la haute couture, l’architecture rend un bel hommage au célèbre couturier qui n’a jamais achevé ses études d’architecte.Dans l’enceinte de la nouvelle boutique de la marque située rue Saint-Honoré, qu’a eu lieu cette  première collection haute couture du styliste maison.

Une collection,expérimentale qui propose des pièces au charme futuriste sans pour autant laisser de côte les modèles classiques cher à la marque.Cette collection haute couture associe des silhouettes sur-mesure à des touches athlétiques pour un look écolier stylisé. Le tweed, le denim, le cuir, le satin, les rayures, les carreaux et les plaids sont autant de choses qui occupent une place prépondérante sur le podium, tout comme les touches unisexes telles que les sacs à bandoulière, les t-shirts aux couleurs timides et les lourds accessoires en métal. Sans oublier ses fameuses lunettes de style“ steampunk“ afin d’apporter une touche quelque peu sinistre à l’ambiance sombre et citadine de la collection Balmain. Un défilé ou la beauté naturelle des perles fut mis en exergue. Ces dernières ont été reprises à maintes reprises dans sa collection, non seulement sur les vêtements, mais également comme des vêtements à part entière. 

Photos: Victor Virgile/Gamma-Rapho/ Getty Images/PixelFormula/ Imaxtree/Luc Braquet/Indigital

Perlement vôtre

Les perles sont apparues comme des manches, des jupes, des bracelets et des sacs sur presque tous les vêtements : robes et manteaux sinueux en soie ivoire, parachevés par des perles oversized, et même un sac à main monogrammé en forme de perle de la taille d’un petit ballon de foot. Olivier Rousteing a taillé aussi des robes en forme de bulles, et même imaginé un tailleur pantalon blanc qui semblait fait de plumes d’aigle cirées. Il y avait des jupes en maille de laine bouclée, des robes du soir de page médiéval, et des corsages composés d’éventails placés à la verticale et imprimés de motifs abstraits dans des teintes pastel. Le tout parachevé par des strass Swarovski. Un vrai hommage architectural aux perles selon Olivier Rousteing qui poussa même à peindre le visage des mannequins non noirs d’un blanc chatoyant et noirs d‘un ébène étincelant, vraisemblablement pour imiter un noir perle. Pour ce défilé haute couture, malgré son univers hors norme, le jeune styliste s’est concentré beaucoup plus sur le modelage des pièces en se plongeant dans les archives de la maison pour y piocher des formes sculpturales. Le résultat donne un futurisme suranné très sixties qui pourrait plaire par son décalage. 
Compliquée dans les formes et techniquement poussée, cette collection fut sans doute un laboratoire pour Rousteing une démarche que Pierre Balmain adorait. À noter que souvent sur les gros volumes, il y avait un ultime pli, un angle ou une extension de trop. Des looks à la fois superbes comme les robes kimono à traîne, d’autres plus compliqués et surtout assez surchargés de décors et d’autres accessoires, mais c’est la griffe de ce jeune créateur qui par sa brillance, sort du lot.

Photos: Victor Virgile/Gamma-Rapho/ Getty Images/PixelFormula/ Imaxtree/Luc Braquet/Indigital

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