FASHIONWEEK DE PARIS DEFILE LOUIS VUITTON PRINTEMPS/ETE 2021: Réflexion future d’une mixité engagée

Pour clôturer cette fashionweek comme par habitude, c’est le défilé Louis-Vuitton qui s’y colle. Ce mardi après-midi, exit le Louvre et place à la Samaritaine, nouveau bijou du groupe LVMH, fraîchement rénové après des travaux colossaux, qui officiellement ouvrira ses portes au 1e semestre de l’année 2021. Le directeur artistique de la marque Nicolas Ghesquière a mis en scène son défilé printemps/été 2021 dans cet espace gigantesque bordé d’écrans verts aux effets numériques certains devant un léger public physique et aussi pour la majeure partie du nouveau public numérique du monde entier qui a pu bénéficier du flux tv en direct live et surtout en exclusivité d’images inédites diffusées sur les écrans. 

Nicolas Ghesquière a écrit : entrer dans un territoire encore stylistiquement vague et concevoir une collection qui efface le genre et promet des possibilités créatives

Photos: Filippo Fior/Gorunway.com/Imaxtree/Getty Images

Nicolas Ghesquière s’est inspiré du concept du temps. En fait, les conséquences d’un certain mélange entre le passé et le présent. Un thème qui lui tient à cœur, et qui selon lui est parfaitement adapté à la marque Louis-Vuitton qu’il représente. Le début des années 1900, fut le point d’orgue pour cette collection : „Je pense que les vraies valeurs de la marque ont été créées à ce moment-là.“ Déclare-t-il .
Toutefois, les références à notre réalité actuelle sont omniprésentes, le défilé s’ouvre sur un mannequin vêtue d‘ t-shirt griffé „vote“, niché dans un pantalon à taille haute et s’enchaîne avec des rappels aux tendances de la mode d’autrefois sur des vêtements mixtes revisités pour les « consommateurs » d’une mode 2021 : blazers surdimensionnés aux épaules arrondies, chemises en denim délavées à l’acide associées à des shorts plissés polis, vestes de costume raccourcies, robes t-shirts graphiques drapées de bandes de tissu riche. 
Son premier top portait un ample sweat-shirt blanc avec une inscription façon graffiti proclamant : „Vote“. D’autres arboraient des graphismes urbain explosif : „Drive“, „Hooks“ ou „Dunce“ dans des couleurs assez macho ans l’ensemble. Impossible de ne pas être ébloui par ces concepts pleins de tonus utilisés aussi dans des robes du soir ajustées, portées sous de superbes trenchs volumineux d’héroïnes de film d’espionnage. Les smokings marbrés pour hommes présentés dans le décor tout vert au milieu des fresques imposantes représentant des paons du grand magasin du XIXe siècle, étaient aussi sensationnels. Alors que les modèles parcourent la piste en forme de labyrinthe, des vidéos et des photographies furent projetées sur les écrans verts qui recouvraient les murs et, parfois, le sol. Un spectacle de toute beauté, mais qui à force pouvait parfois être vertigineux.

Photos: Filippo Fior/Gorunway.com/Imaxtree/Getty Images

Entrechocs générationnels incorporés

Pour le créateur, il faut entrer dans des territoires et trouver son style dans des collections qui peuvent enfin effacer le genre tout en promettant des possibilités créatives exponentielles. Sans doute le début d’une réflexion ouverte pour définir LE vêtement intermédiaire qui peut dissoudre le masculin et le féminine…
Nicolas Ghesquière a poussé cette idée et dans une interview à Vogue, il développe son idée : Les jeunes designers le font depuis des années ; ce n’est pas du tout nouveau en tant que concept, mais ce que je crois, c’est que pour les grandes marques comme Louis-Vuitton, c’est très intéressant. Au détail, il y a des femmes qui achètent beaucoup de vêtements de mon alter ego Virgil Abloh (directeur de la création masculine Louis-Vuitton), et les hommes achètent les miens. Alors que la frontière entre les hommes et les femmes se brouille de plus en plus dans nos sociétés. 

Photos: Filippo Fior/Gorunway.com/Imaxtree/Getty Images

Le créateur dénote avec succès dans ses coupes, les robe-manteaux croisées masculines, taille basse et les pantalons pour hommes, en version bouffante ruchée, portée avec un veston d’officier ainsi que les blousons d’aviateur croisés avec des trenchs d’espion, ne resteront pas vaines dans le futur. En outre, la célèbre ceinture parisienne nouée cher à Nicolas Ghesquière est apparu orné avec de gros œillets militaire. 
Quelques invités de prestige ont pu assister au show avec au premier rang : Alicia Vikander, Léa Seydoux, Vénus Williams, Laura Harrier, Chiara Mastroianni, Natalia Vodianova, Marina Foïs, Olympia de Grèce, Hugo Marchand et Woodkid.

Photos: Filippo Fior/Gorunway.com/Imaxtree/Getty Images

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