FASHIONWEEK DE PARIS DÉFILÉ COURREGES : Ambiance club réussie

À la tête des créations Courrèges, Nicolas Di Felice joue avec les archives. Les années 60 ont été une grande période de rébellion sociale, les filles portaient de plus en plus de robes très courtes et des mini-jupes. Une révolution dans la mode dont André Courrèges fut le grand acteur en apportant modernisme et futurisme dans une époque ou les mini-créations et les petites robes étaient une nouveauté.

Dans son idée, Nicolas Di Felice veut célébrer les rencontres entre les époques, les mondes et les hommes en mêlant le code de la marque aux inspirations workwear et clubwear que l’on pouvait apercevoir dans les boîtes de nuit dans une vie antérieure. 

Photos : Courrèges/DR

Le choix de la Station Gare des Mines d’Aubervilliers comme lieu du défilé n’est pas usurpé et c’est dans un décor sous forme de cube immaculé spécialement construit pour l’événement que les mannequins exposent magnifiquement la nouvelle collection.
Les pièces en vinyles près du corps, dont le col monte jusqu’au menton, sont bien conformes aux inspirations phares de la marque, mais entièrement repensée pour satisfaire les envies mode d’aujourd’hui : l’aisance, la protection et le mouvement.
Les jupes et les robes courtes se portent avec des bottes longues et des lunettes géantes. La coupe reste nette et arrondie, mais le matériau est différent, à la fois transparent et léger, lié à un tissu en Jersey. Des déclinaisons apparaissent également sur le vinyle, tissu emblématique d’André Courrèges, avec des cols surdimensionnés. Quatre robes A-line comportent également des hauts en Jersey stretch de style collage, conjugués avec des jupes en crêpe de laine aux coutures arrondies et dotées de poches représentatives. La taille et les ourlets des jupes A-line et des robes de tennis sont hissés assez haut.

Une touche sport

Les mannequins déambulent et dans la multitude des tenues, le fameux bomber est remis au goût du jour avec une coupe inspirée de la belle époque avec des pinces triangulaires à l’épaule. 

Photos : Courrèges/DR

Le thème découpé, introduit par la maison en 1969, est ici emprunté et intégré dans cet esprit club sur des robes comme avant, ainsi que sur des tops, des pantalons et aussi la veste iconique. Cet esprit fêtard est habilement retranscrit par une suite de silhouettes élégantes sur-mesure, avec des manteaux en vinyle sculptés à col haut, des vestes de camionneur et des combinaisons licou avec des manches circulaires coupées. Une partie est dédiée à la salopette, avec un accent sur une solution de manchon intéressante. Le défilé se termine par des lignes plus épurées et plus formelles, à l’image de cet ensemble de camionneurs seventies, et d’un tricot trompe-l’œil recréé avec le Jersey plissé maison. Le logo de l’étiquette apparaît dans les grands sacs et est également reproduit dans les grosses boucles d’oreilles.

Nicolas Di Felice met une touche de sport sur la ligne avec des T-shirts, des casquettes et des combinaisons tricotées. Le cuir termine la présentation, en ensembles avec des creux stratégiques sur les côtés comme cet association noire composée d’une robe courte à bretelles spaghetti au-dessus d’un pantalon. Les bras sont gantés des mains aux coudes avec des zips d’aisance tout du long. Certes, la marque séduira une nouvelle génération de clients avides d’une touche futuriste dans leurs tenues.

Photos : Courrèges/DR

 

 

 

 

 

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