FASHIONWEEK DE PARIS DÉFILÉ CHRISTIAN DIOR : Maria conte les princesses

Le défilé Christian Dior a été l’un des plus spectaculaires de la Fashionweek de Paris. À l’heure des défilés virtuels, les marques cherchent un moyen de se démarquer avec des mini-films de mode qui n’ont rien à envier aux productions hollywoodiennes. La firme française a su attirer l’attention avec une mise en scène impressionnante dans la galerie des Glaces, au château de Versailles. Les contes de fées ont été le thème choisi pour présenter cette collection.

Dévoilée dans un film de mode intitulé „Disturbing Beauty“, la dernière collection Dior de Maria Grazia Chiuri explore les tropes de contes de fées et la féminité moderne.

Photos :  Acielle StyleDuMonde/Adrien Dirand/Inès Manai/Dior

Pour ce faire, la créatrice a réussi une belle symbiose entre contes de fées, féminisme et mode pour sa collection Automne/Hiver 2021. Une collection colorée pour cet hiver pandémique, dans cette mise en scène de conte de fées. Un bon moyen d’échapper à la réalité de la pandémie. En immersion dans le château de Versailles, la vision cinématographique et le défilé sont fondus par l’opulence envoûtante de la Galerie des Glaces, laquelle a été à l’époque un point d’inspiration pour Christian Dior lui-même lors de réunions où étaient mis en scène des fables et des contes féministes d’écrivaines pionnières. Pour refléter symboliquement cette histoire, Maria Grazia Chiuri a confié à l’artiste italienne Silvia Giambrone la conception de l’ensemble de sorte que 14 miroirs monumentaux recouverts de cire et d’épines, furent amenés à Versailles. Cette installation de sculptures en forme de miroir intitulée „La Galerie des Ombres“, jalonne tout le hall du palais. L’importance du mouvement féminin ainsi que l’expression féminine sont toujours aussi présentes dans les créations de Maria Grazia Chuiri.

Photos :  Acielle StyleDuMonde/Adrien Dirand/Inès Manai/Dior

Cette dernière s’est encore associée avec la chorégraphe israélienne Sharon Eyal pour une danse spéciale qui a donné le bon ton au film „Disturbing Beauty“. Les épines dans les miroirs symbolisaient le sentiment d’amour-haine des femmes avec leurs reflets. „Le miroir est un objet qui nous attire, mais en même temps nous sommes repoussés parce que lorsque nous voyons notre image, il est en quelque sorte très difficile de nous voir, nous voyons ce que les gens voient de nous-mêmes“, a déclaré Maria Grazia Chiuri.

Monde féérique

Poursuivant l’héritage de la narration féminine, Maria Grazia Chiuri met également en lumière le travail de 5 illustratrices du monde entier (Bárbara Cerro, Terry Cherubini, Marion Fayolle, Aisha Madu et Noriko Okaku), dans une série de teasers animés dès le début du show, comme une l’invitation à interpréter la féminité à travers leur travail. Des mini-histoires mystérieuses, comiques et magnifiques inondent le défilé avec bonheur pour offrir un récit de mode pleinement exposée dans le film de la collection. 

Photos :  Acielle StyleDuMonde/Adrien Dirand/Inès Manai/Dior

La gamme automne-hiver 2021 elle-même interprète vaguement les éléments de contes de fées, avec des robes chasubles évoquant l’innocence, un certain nombre de vêtements d’extérieur à capuche apportant du mystère. Les clins d’œil au passé de la collection allaient de l’imprimé léopard que Christian Dior, avait introduit dès 1947, à une couleur rouge vif au motif emblématique „cannage“ sur les vestes matelassées. Certains mannequins étaient vêtus d’un pantalon avec du fil doré associé à une veste courte en peau de mouton, d’autres apparaissaient avec de belles robes chasubles en broderie anglaise et certains avaient des looks aviateurs. Viennent ensuite des looks de jour pour aller au bureau, aux robes de soirée spectaculaires. Il y avait du rouge criard et de nombreuses textures allant du velours à motifs aux jacquards lamés et lurex à paillettes. À noter également des foulards et des cagoules faisant référence au petit chaperon rouge et de nombreux moments de princesses clôturant le spectacle avec des robes en tulle comportant des trains à balayage. „La silhouette Dior des années 50, je la transforme tout le temps. Pour moi, ce n’est pas une silhouette facile, car je ne me sens pas comme une femme des années 50. Je suis une femme plus jeune, des années 70, donc pour moi travailler sur une silhouette des années 50 tout le temps est un travail très dur, parce que je veux faire une silhouette des années 50 qui fonctionne avec ma sensibilité“, a admis la créatrice.

Photos :  Acielle StyleDuMonde/Adrien Dirand/Inès Manai/Dior

 

 

Photos :  Acielle StyleDuMonde/Adrien Dirand/Inès Manai/Dior

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