FASHI0NWEEK HAUTE-COUTURE PARIS AUTOMNE/HIVER 2018/2019 DÉFILÉ GIVENCHY : un hommage chic et glamour

Situé dans les grands jardins des Archives Nationales autour d’une passerelle métallique en bronze dont les reflets des châtaigniers et du ciel partiellement nuageux magnifient les lieux. La célébration sans faille du glamour des années 50 et 60 dans un spectacle qui n’a rien à envier à ceux des Fifties. C’était le fil rouge de ce défilé en hommage à son fondateur:  „nous connaissons toutes les grandes stars de la haute-couture, mais Hubert était l’étoile des années 50 et 60 „.
En se tournant vers le passé à sa manière, la directrice artistique de Givenchy Clare Waight Keller, revient sur la relation fusionnelle d‘ Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn. En parcourant toutes les archives de l’atelier, elle y découvre les capes, les décolletés et l’architecture métallique du couturier. Une réflexion qui donnerait satisfaction au regretté Hubert, car Clare Waight Keller propose un défilé de toute beauté. Givenchy est l’histoire de la relation de la femme avec la forme et cette collection surnommé „Caraman“ (nom de l’hôtel particulier de la maison de couture et de ses ateliers) s’est concentrée sur l’esthétique singulière du glamour hollywoodien, réalisée de manière complémentaire.

Photos Alain Jocard/AFP/Getty

Petites robes noires revisitées, grandes robes longues, lignes minimalistes avec toujours une couture nette et précise, c’était le credo de la griffe. Les femmes qui défilent ont souvent des allures de prêtresses Vesta, avec leurs volumineux bijoux métalliques et leurs magnifiques robes drapées. Les plumes font aussi parti du décor et sont partout, soit par petites touches en frange soit en recouvrant entièrement une robe bleue pale, une veste blanche ou une cape noire (rappelant un modèle de 1968). Épaules marquées et taille soulignée remis au goût du jour par Clare Waight Keller, principalement monochrome avec quelques flashes de vert émeraude, des pastels glacés ou de la palette minérale foncée les tenues sont conformes au glamour dont rêvait Hubert.

Capes revues

Centrées autour des épaules, dans le vrai style de Givenchy, les capes sont légions, courtes ou longues, ou à capuche, elles sont les vedettes de la soirée. Par ailleurs, on aperçoit un mannequin qui porte une cape d’allure rigide et dont la collerette dissimule la moitié du visage. Les paillettes aux couleurs de pierres précieuses recouvrent les robes, semblables parfois à des écailles de sirène, tandis que la superbe robe noire d’Audrey Hepburn a été mise à jour avec un dos croisé et une capuche noire monastique. Quelques silhouettes masculines étincellent également dans leurs manteaux couverts de sequins. C’est noir et blanc ça fait du bien parce que c’est beau. Les lignes sont fluides, le mouvement est lent. C’est comme si le temps s’arrêtait un peu à chaque passage pour qu’on puisse apprécier le moment. Un très joli défilé en musique avec la chanson „Moon River“, interprétée par Audrey Hepburn qui accompagne les mannequins qui avancent sur un podium miroitant comme une rivière.

Photos Alain Jocard/AFP/Getty

Pour le final, Clare Waight Keller est venue saluer accompagnée de l’équipe des ateliers en blouses blanches pour cette collection haute-couture qui rend les lettres de noblesse au pionnier de l’élégance parisienne.

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